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Démarches de rapatriement du corps d’un défunt

Rapatrier le corps d’un étranger décédé n’est pas chose facile. En plus, les dépenses à allouer sont conséquentes. Qui informer ? Qui peut vous aider ? Quelles mesures prendre pour un transport aérien sans tracas ?

Les premières personnes à informer du décès sont les autorités locales. Celles-ci auront en effet à établir la raison du trépas. Elles doivent aussi connaître l’identité du défunt pour pouvoir délivrer son certificat de rapatriement. Il faut en même temps aviser le consulat du pays de destination. Celui-ci doit en effet établir l’autorisation d’entrée sur le territoire.

Être en règle avant le transport du corps à l’étranger ou depuis l’étranger

La loi interdit le transfert de corps par ses propres moyens. C’est d’ailleurs impossible, ou presque. Le recours à une agence de pompes funèbres est alors impératif. C’est elle qui va se charger de toutes les démarches administratives y compris :

  • la mise au courant des autorités
  • la délivrance du certificat de décès
  • la délivrance du certificat de non-épidémie

Le corps doit être mis en bière avant son transfert. La thanatopraxie est obligatoire. Bien entendu, il faut acheter le cercueil sur le lieu de décès. Son choix doit se conformer à la réglementation en vigueur.

Les circonstances de la mort du défunt sont complexes ? C’est-à-dire qu’il s’agit d’un décès causé par un accident. C’est peut-être un suicide ou un homicide… Dans ces cas particuliers, comptez une durée plus longue avant la restitution du corps à sa famille. Il y aura en effet des enquêtes ainsi que des examens médico-légaux à faire.

Le rapatriement de corps pour un enterrement à l’étranger peut se faire par route ou par avion. C’est selon l’emplacement géographique du pays de destination par rapport au lieu du décès.

Quelles mesures prendre pour un transfert aérien de corps en bonne et due forme ?

Les soins de conservation doivent suivre les règles établies par la compagnie aérienne.

Le cercueil destiné au rapatriement de corps sera d’une épaisseur supérieure à 2,2 cm. Il possédera une enveloppe hermétique. Cette enveloppe sera en métal, à introduire dans un cercueil en bois. On la dissimulera derrière un capitonnage. La fermeture du cercueil est un acte officiel devant un notable. On scellera l’enveloppe par soudage à froid.

La douane doit tout contrôler. Afin d’obtenir les dernières autorisations, il vous faudra un délai minimum de deux jours avant le départ.

Les fleurs ne prennent pas l’avion avec le cercueil, même si elles sont artificielles.

Le coût d’un rapatriement de corps

Comptez entre 2000 et 5000 euros pour transférer un corps, frais de voyage des accompagnants exclus. Plus le cercueil est pesant, plus il engendre plus de frais pour le transport par avion.

Le défunt possédait de son vivant une assurance garantie obsèques ? Les préparatifs seront alors pris en charge par son assureur. L’assurance rapatriement suit également la même logique. Celle-ci est accompagnée d’un grand nombre de garanties. Ces conditions allègent les dépenses de la famille.

Une fois le corps arrivé à destination, les pompes funèbres des lieux prennent le relais.

Les démarches s’avèrent plus simples dans le cas du transfert de cendres dans leur urne funéraire. Vous pouvez vous rapprocher des services consulaires pour vous informer.

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